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Compte rendu du stage PES féminin 3/ 23 octobre 2012 à TOKYO

COMPTE RENDU GENERAL du STAGE PES FEMININ à TOKYO (Japon) du 3 au 23 Octobre 2012

Il s’agit en fait du stage annuel d’été en Asie qui a en fait eu lieu en automne à Tokyo.

Nous (Marina Berho, Marie Migot et moi-même) étions hébergées au Centre National et Olympique du Japon à Tokyo.
Conditions parfaites s’il en est : les chambres TB avec tout le confort et les facilités, les repas TB, très variés et avec en prime pour chaque plat (100gr) la teneur an calories, lipides, glucides, protéines (parfait pour les personnes qui font un régime ou pour les sportives qui ont besoin de se surveiller).
La salle d’entraînement TB, grande, agréable, parquet, avec tout le petit matériel nécessaire pour l’entraînement physique…
Le SPA, très utile pour enrayer la fatigue, avec 3 piscines  de différentes températures, un sauna, les douches à jets etc.…

En fait, le centre héberge un club de jeunes joueurs et joueuses. 7 garçons (2 entraîneurs), 8 filles (4 entraîneurs).
Les filles, âgées de 13 à 18 ans, d’excellent niveau allant de 114 à 648 mondial senior. 2 défenseuses sur 8, pas de prise porte plume.
N°114 : TANIOKA Ayuka, défenseuse (18 ans)
N° 168 : HAMAMOTO Yui, attaquante (14 ans)
Une kiné, préparatrice physique, acuponctrice, parlant couramment anglais  qui a été super…Elle a sauvé l’épaule de Marie et la cuisse de Marina.
Grâce à elle nos 2 filles ont pu s’entraîner sans être obligées de s’arrêter pour blessure…et pourtant on n’est pas passé loin !!!!

 ORGANISATION GENERALE

Les filles (et les garçons aussi d’ailleurs) vont  à l’école tous les matins sauf le samedi et dimanche.
En semaine, les entraînements sont donc normalement planifiés de 14h30 à 20h00 avec coupures de 15’ toutes les heures environ. Pas facile pour nos filles et pour leur pouvoir de concentration car elles ne sont pas habituées.
Le week-end on retrouve un horaire plus « classique »  8h00/ 12h00 et 14h30 / 18h30 sauf dimanche AM repos.
Mais je ne sais pour quelles raisons les horaires étaient toujours différents. J’ai trouvé une grand avantage à ce système : il est impossible de tomber dans la routine…En contre partie il faut être prêt à s’adapter …L’adaptation étant à mon avis la 1ère qualité du pongiste, cela tombe bien et je crois que les filles l’ont bien compris.

Par contre le découpage des séances est toujours le même à quelques iotas prêts.

Séance du matin :
1h déplacements, liaison
1h ex individuels

Séance de l’après  midi :
50 ‘ : 2 ex individuels
50’ : matchs
30’ : paniers

Bien évidemment  en plus :

–          Tous les matins à 6h45 course de « décrassage » parfois un peu violente…

–          Avant chaque entraînement un échauffement physique complet de 30 minutes incluant des exercices de condition physique générale et de gainage.

–          Avant et après chaque entraînement de longues séquences d’étirements et de travail de la souplesse.

–          Après l’entraînement de l’après midi, 30minutes ou plus si nécessaire de travail physique

UN STAGE à l’INTERIEUR  du STAGE :

Nous avons eu la chance et le plaisir d’être intégrées à un « stage à l’intérieur de notre stage » .  En effet  l’équipe nationale junior filles de 9 joueuses, en plus de celles déjà au centre, (incluant une certaine ITO Mima, 13 ans, 156 mondiale senior) est venue 3 jours au centre.
Le rythme et la longueur des séances ont été augmentés. Et le thème apparent du stage étant « les déplacements », nos 2 filles ont été « lessivées » ! Heureusement  j’avais décidé de leur donner un jour de repos juste après (seul jour complet de repos du séjour !) pour une visite de Tokyo.

PRESENCE de ISHIKAWA Kasumi (n° 9 mondiale) au Centre d’entraînement avec certaines de ses co équipières de club. Marina a même eu le privilège de tâter de son talent à l’occasion d’une montée-descente. Toujours très bon de regarder attentivement ce que font les championnes !

REMARQUES TECHNICO TACTIQUES :
Les remarques, constats, pistes de travail pour les 2 joueuses ont été bien sur  discutées et décortiquées tout au long du stage avec les joueuses elles-mêmes,  charge à elles de ne pas oublier, et de transmettre à leur différents entraîneurs et aux personnes qui les côtoient et s’occupent d’elles tout au long de l’année.
Mais je retiendrai quelques généralités :

Technique :

–          Flip CD : ne pas prendre d’élan (permet de pousser court au dernier moment si nécessaire), venir juste derrière la balle (permet de ne pas donner d’indication sur le placement à l’adversaire), et jouer avec le poignet (ne pas pousser derrière la balle  mais la frapper, permet ainsi de flipper fort)

Déplacements :

–          Les filles ont appris à se déplacer comme les asiatiques c’est-à-dire en déplaçant les 2 pieds en même temps (et non pas l’un après l’autre car perte de temps évidente) aussi bien en déplacement latéral qu’en pivot.
Des exercices appropriés ont été donc mis en place du + simple au + complexe.

–          Position de base assez haute sur les appuis (légèrement fléchie mais pas trop).Les pieds pas trop écartés.

–          Poids du corps sur l’avant du pied mais pas sur la ½ pointe seulement, le talon doit quand même être en contact avec le sol.

Jeu sur défense :

–          Quand le coach dit aux joueuses de prendre leur temps, cela ne signifie pas qu’il faut pousser surtout lorsque l’on n’est pas très à l’aise en poussette. Cela veut dire « choisir une bonne balle à démarrer » mais assez rapidement (3 à 4 balles de poussette maximum)

–          Penser à pousser en passant sous la balle et non pas toujours derrière, les balles coupées des défenseuses étant en général beaucoup plus coupées que les poussettes d’attaquantes.

SERVICES :

–          Attention lors du travail des services à effectuer des services réglementaires. Il est vraiment trop idiot de se faire enlever 1 point par l’arbitre pour service « faux » à 9/ 9 à la belle en finale des championnats d’Europe…pour prendre le pire des exemples !

–          Les filles doivent comprendre la différence en terme de toucher entre un service coupé (rotation arrière)  et un service dévié (trajectoire déviée) et savoir faire les 2 en fonction de leurs adversaires. La cerise sur le gâteau étant d’être capable de faire un service coupé/ dévié !

–          Quand vous trouvez un service qui « marche » contre une adversaire, vous avez 2 solutions :

° Ou vous l’intégrez dans chaque série de service (pression sur l’adversaire qui focalise sur ce service)

° Ou vous le gardez pour la fin avec le risque de l’oublier surtout si vous êtes en « stress » !

PHILOSOPHIE :

–          En terme tactique en général faites aux adversaires ce que vous n’aimez pas que l’on vous fasse. Cela peut paraître simpliste ou simplet mais le TT n’est pas si compliqué !

–          Le TT est un sport de précision et ne se contente pas « d’à peu près » en termes de placement de balle et de déplacement. C’est souvent ce qui fait la différence entre une « bonne joueuse » et  « une championne ».

–          Le relâchement du haut du corps me paraît un point capital. Il permet d’utiliser au maximum l’élasticité de l’ensemble épaule/ bras/ avant-bras/ poignet avec une vitesse plus importante, moins d’effort, donc plus d’efficacité et moins de risque de blessure.

–          Quand on décide de corriger des problèmes techniques il ne faut pas avoir peur de revenir à des exercices  (mises en situations) simples. Les meilleurs golfeurs du monde prennent encore et toujours des leçons avec des entraîneurs beaucoup moins forts qu’eux pour régler des détails techniques !

–          NE JAMAIS LAISSER TRAINER DES BALLES ½ hautes. Ne jamais remettre en selle son adversaire !

–          Le meilleur entraînement à la compétition reste pour moi la compétition elle-même. C’est pourquoi je pense que l’on peut (dans un cycle compétitions) enchaîner des compétitions en terminant par la plus importante. Il faut juste bien connaître sa joueuse pour  savoir combien de compets elle peut enchaîner dans de bonnes conditions physiques et psychologiques.

–          Une évidence parmi d’autres : ne pas jouer les asiatiques comme les européennes

Sur les asiatique :
° jouer peu de balles courtes   (car elles flippent TB et fort)
° ne pas avoir peur de leur démarrage car il n’est pas « lourd » ni en « rotation » comme en Europe mais par contre il est rapide et placé mais possibilité de jouer en contre initiative la 1ère balle même pour les non-spécialistes

Le TT est un sport crânien : c’est comme jouer aux échecs en courant un  100m ! (dixit Vladimir Samsonov il y a 10 ans ou +)… C’est ce qui en fait tout son charme et sa difficulté !

LA PAROLE AUX JOUEUSES : Qu’est ce qui leur a plu et déplu pendant le séjour du côté sportif :

Les points négatifs :

–          Le physique à la fin de la séance de l’après- midi pour des raisons différentes (pas assez dur pour l’une, travail des fentes trop dur pour l’autre)

–          Le décrassage du matin car trop violent (départ en sprint sans échauffement)

–          Un exercice particulier : une joueuse joue sur toute la table, l’autre joue 1 balle à G, 1 balle à D (difficile car pas l’habitude)

Les points positifs :

–          L’échauffement physique de début de séance, très complet avec des exercices avec des élastiques super bien pour les jambes

–          La variété des séances (paniers, matchs, exos jambes, exos indiv). Jamais de routine. Objectifs précis pour chaque thème

–          Les séances d’acupuncture pour nos différents bobos.

Et hors du ping ? Que des points positifs !

–          Le respect et la politesse qui règnent entre eux (joueuses, coachs etc.…)

–          La journée à Tokyo avec  Etsuko Enami

–          Notre gaieté et joie de vivre à toutes les 3 qui nous a permis de vivre un séjour enrichissant à tous points de vue ;

CONCLUSION :

Je me répète surement mais ce n’est pas grave ! Parfois cela est nécessaire.
Il m’apparaît de plus en plus important d’aller une fois par an en Asie pour s’immerger dans leur culture pongiste  (le mot « culture étant pris au sens large du terme).
Par contre cela ne sert à rien si l’on continue à s’entraîner là bas comme en France. Il faut s’immerger complètement, se fondre dans leur groupe.

Le centre national et olympique de Tokyo me semble un endroit idéal pour les raisons invoquées au début de ce compte rendu.
De plus nous sommes en train de tisser des liens forts avec la fédération japonaise qui a le même but que les européens : vaincre l’hégémonie chinoise un jour ou l’autre en garçons comme en filles.

Je ne terminerai pas ce rapport sans oublier de remercier un certain nombre de personnes de la fédération japonaise pour leur gentillesse et leur attention à notre égard (Mr KIMURA, Mr MAEHARA, mon amie SACHIKO), tous les entraîneurs du centre pour s’être si bien occupés de nous, mon amie ETSUKO pour nous avoir fait découvrir Tokyo.

Claude Bergeret

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